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L'actualité du cabinet de sophrologie de Virginie Mazin à Coulounieix-Chamiers

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LA RESPIRATION LES RESPIRATIONS ET COMMENT JE RESPIRE ?
Publiée le mardi 09 avril

LA RESPIRATION LES RESPIRATIONS ET COMMENT JE RESPIRE ?

J’entends beaucoup dans mon cabinet, « mais comment je respire ? Mal ou bien ??? » « J’sais pas respirer » ou « j’ai appris à respirer en yoga seulement par le nez » … la respiration ce phénomène que l’on pense naturel, automatique … quand est-il ?  

Il existe différentes respirations 

Respiration en yoga : Vipassana, Pranayama, respiration complète, solaire, Kapalabathi, alternée … 

Respiration Holotropique (Créée par Stanilas Grof) : C’est une technique qui induit un état modifié de conscience, elle implique une phase d’hyperventilation, combinée à des séquences musicales. 

Respiration hyperpnée  (rebirth – Wilhem Reich) : accroissement exagéré de l’amplitude et du rythme des mouvements respiratoires, le but est d’obtenir une libre circulation de l’énergie psychosomatique selon l’axe verticale du corps, cette respiration consiste à faire respirer la personne pendant 3 à 5 minutes fort et vite ; cette épreuve provoque des modifications des gaz du sang, qui peuvent se traduire par une sensation de malaise avec parfois des nausées (elle est aussi pratiquée pour provoquer des crises car elle augmente les anomalies EEG dans plusieurs types d'épilepsies). 

Respiration soufie : la méthode du contrôle du souffle pratiquée dans l’initiation spirituelle des ordres des soufis indiens le dhikr, c’est-à-dire le rappel du nom de dieu ; au nombre de deux : pâs-i anfâs, la ‘surveillance des souffles’ et ḥabs-i dam, la ‘rétention du souffle’. 

Ainsi que la respiration diaphragmatique et la respiration dans le Hara (Centre vital de l’homme dans la culture japonaise). 

La pratique de la sophrologie est basée principalement sur la respiration diaphragmatique et la respiration dans le Hara. Étant une pratique généraliste, toute respiration peut devenir un outil de travail.

Cette respiration induit un mouvement d’inspire-expire, de tension-relâchement.  

La respiration diaphragmatique

Le diaphragme : muscle important dans la ventilation pulmonaire

Il permet à tout individu de respirer grâce à ce mouvement : contraction et relâchement, de la cage thoracique. C’est une cloison musculo tendineuse qui sépare le thorax de l’abdomen, il est situé juste sous les poumons. 

Son rôle physiologique :

A l’inspiration, le diaphragme s’abaisse et s’étire vers les côtés et le bas, il se contracte avec les muscles intercostaux. Les côtes flottantes se soulèvent, les clavicules s’ouvrent. Mouvement haut et bas de la cage thoracique, l’air pénètre dans les poumons jusque dans les alvéoles pulmonaires. Les vaisseaux sanguins s’ouvrent, vont aider à une bonne circulation du sang et l’oxygène nécessaire au bon fonctionnement des organes tel que le cœur et le cerveau.

Cet abaissement du diaphragme va comprimer l’abdomen et tous les viscères, il va les dynamiser et les vivifier. Le ventre se gonfle. 

A l’expiration, le diaphragme se relâche, les côtes s’abaissent, les poumons se rétractent, l’air sort. C’est une inspiration passive. 

Les alvéoles pulmonaires, ce sont des petits sacs qui permettent à l’oxygène de passer dans le sang, c’est le siège des échanges gazeux entre l’air et le sang. Il rejette le gaz carbonique et le sang oxygéné repart pour nourrir les organes, les muscles et les tissus du corps. 

Les mouvements, contraction et relâchement, du diaphragme définit donc la fréquence respiratoire.

La respiration permet d’équilibrer le système nerveux parasympathique (la détente) et orthosympathique (la mobilisation), l’énergie du corps, de purifier les toxines (la lymphe) et de libérer les tensions. Il masse les organes et les viscères dans la cavité abdominale. 

Le rythme de notre respiration est variable selon les évènements : lorsqu’on pleure, le stress, la panique, l’effort, la détente et le rire.

Notre respiration liée au rythme de la vie, sans en prendre conscience, toujours pressante et oppressante, est souvent une respiration qu’on appelle thoracique, et à ce moment-là nous envoyons à notre système nerveux un message de stress.

Cet état, s’il perdure, stimule le système orthosympathique et entraine des troubles corporels physiques tel que la constipation, le stress, l’anxiété, les troubles du sommeil … Le manque d’énergie. 

La respiration sous-ventilation ou superficielle permettrait-elle d’être un mécanisme de refoulement, d’échapper à « l’engrammage » corporelle (inscriptions mémorisées au niveau des tissus cellulaires). 

La respiration dans le hara

Le mot hara signifie ventre. Si nous y mettons un sens, il s’agit de « l’homme ayant son centre ».

Cette pratique implique certaines conditions : un besoin, un état d’esprit, une volonté ferme, une faculté d’engagement total, la capacité de garder le silence, la quête du divin.

« Ce n’est que si l’homme conçoit l’exercice en fonction de la transcendance divine que s’ouvrira à lui la porte des expériences de l’Etre et du contact avec l’Etre. De la profondeur et du maintien de ce contact, dépend, en fait la « Grande Progression sur la Voie ».[1] 

Dans la pratique de la sophrologie, nous utilisons cette respiration dans le travail :

-De l’équilibre, la verticalité de l’être au sens large de la dimension humaine (de l’ordre du tranquille et généreux).

-Des exercices d’éveil énergétique ; nous allons faire vibrer tout notre être en partant de l’énergie du hara et de sa posture.

C’est dans cette respiration que l’on accompagne l’être dans sa présence radicale, énergétique à se redéployer dans le monde, à se vivre pleinement avec son Etre essentiel.  

D’OU L’IMPORTANCE DE PRENDRE CONSCIENCE DE SA RESPIRATION. 

La pratique de la sophrologie nous permet par la répétition des exercices dans un premier temps de prendre conscience de notre respiration, de son mouvement, de la mener vers sa fluidité et la liberté de son propre rythme.  Dans un second temps, par cette maîtrise et la prise de conscience, d’en voir les bénéfices corporels physique, physiologique et émotionnel. C’est une méthode d’entrainement Phénoménologie Existentielle Vivantielle non spéculative. 

C’est un outil thérapeutique contre le stress, l’anxiété et qui amène « à l’épanouissement de son être tout entier pour lui permettre de réaliser son vrai soi. »[2] 

Les exercices peuvent sembler purement physique, la sophrologie amène cette dimension de l’état d’esprit dans lequel nous sommes, dans le présent « ici et maintenant », pour se connecter aux sensations du corps, aux phénomènes dans notre conscient. La respiration est une des portes d’entrée du corps.

Au fur et à mesure de cette prise de conscience de la respiration, petit à petit notre corps va se relâcher, c’est dans la sécurité du mouvement de la respiration que l’on peut aller explorer plus en profondeur. De ce relâchement va également entrainer la libération des tensions. Et c’est seulement à ce moment-là que l’on entre dans cette détente sans résistance, et sans s’endormir afin de profiter de la modification qualitative dans sa façon d’être là, que le sens profond de la détente devient réalité vécue. 

On prend conscience du mouvement de sa respiration, on revient aux sensations dans le corps physique et on se ré approprie son corps, la substance de son être. 

Une petite expérience qui vous prendra quelques minutes : 

Installez-vous confortablement. Posez vos mains, juste sous vos côtes flottantes, au niveau de votre diaphragme, prenez une inspiration ample puis bloquez légèrement votre respiration, soufflez tout doucement et prenez conscience du mouvement, des phénomènes qui s’éveillent sous vos mains, laissez votre respiration libre tout en gardant vos mains posées sur votre diaphragme. Maintenant fermez vos yeux et recommencez 1 ou 2 fois. Pour finir relâchez vos mains et restez quelques instants à l’écoute du mouvement là où vous aviez vos mains de poser, les yeux fermés. Écoutez ce qui se passe en vous, les sensations et le calme.

Votre respiration est fluide, libre. 

« Toute pratique a donc pour but de refaire prendre racine à l’homme prisonnier de son esprit rationnel hypertrophié ».[3] 

Alors chaque jour, quelques minutes de votre temps, pensez à votre façon de respirer, pensez votre être comme respiration. Si vous vous sentez énervé, angoissé, stressé ; faites l’exercice ci-dessus autant de fois que nécessaire. Qu’est-ce que cela change dans votre vie, dans votre quotidienneté !  

Bon souffle et à la semaine prochaine ! 

Virginie 

[1] Réf Karlfried Graf Dürckheim, Hara Centre vital de l’homme

[2] Réf Karlfried Graf Dürckheim, exercices initiatiques thérapeutique

[3] Réf Karlfried Graf Dürckheim, Hara Centre vital de l’homme

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